Ca me dévore de lintérieur et bientôt, ça mattaquera le haut. Pas moyen de verrouiller. Reste loption du placard à chaussettes, me fouler de la tête aux pieds si jamais. Je devais un jour ne pas me souvenir que cest là-haut que le cur bat.
Demain, jirai voir tout ce que je nai pas su prendre / prendre tout ce que je nai pas su voir, quand je nétais pas née. Demain je régresse vers ma progression : jespère.
21/11/2008 Nb : photographier ma disparition.
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Laube sest levée 8 fois avant que je ne vois le jour
la ville était en flammes sous un ciel brûlant tout explosait en jets détoiles multicolores
étincelant le corps et les sens séchangent et muent sous la peau neuve dun serpent démembré qui danse sous le soleil mort
Soleil bleu et mauve froid comme la terre froide beauté des aurores incandescentes qui brûlent comme de la glace de volcan
mes jambes tanguent
Dans le marécage aux herbes folles
je fuis.
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On a tort de dire quon nait à la vie car en vérité on est peu de chose, si fragile, notre existence ne tient quà un fil qui lentement seffile dans les cisailles du temps. On peut le dire : on se tue à vivre, on meurt un peu plus chaque jour de renaître un peu moins à la vie qui se détache de nous pour mieux nous attacher aux paysages qui nous entourent et quon ne fait queffleurer, on ne fait que. Passer. La manche à dautres qui relèvent leurs manches pour y mettre les mains, dans la merde du monde et en plein cur, dans le vide et le total, dans le monstre et lanimal, le pourquoi et puis dailleurs, oui, dailleurs, on ne regarde pas ceux qui nous tendent les mains, par la bouche et le cri qui nous rassemble, on se heurte sans se toucher, on se touche sans se voir, on sentend sans se le dire : seul, on est peu de chose. Un cri à la dérive.
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