Join for FREE | Take the Tour Lost Password?
Shop deviantART for the
holidays and save BIG!
Click here! :holly:
[x]

deviantART

:blowkiss:
 

.mise à nue

Sat Dec 19, 2009, 10:37 AM
mise à nue entre mes draps j'attends la fin des jours froids le nez dans mes bouquins aux pages de chocolat vieilles de 150 ans et quelques milliards d'années

(c'est le brouillard pour certains les filles du Rhin ont la part belle)

  • Listening to: Karen Dalton
  • Reading: Hikmet
  • Watching: Cowboy Bebop

.turn me into the blue

Fri Oct 16, 2009, 4:24 AM
et cette cicatrice sur ma jambe qui ne disparaît pas
sous l'eau

  • Listening to: Bessie Smith
  • Reading: Aimé Césaire

Little Bird

Sat Oct 10, 2009, 1:18 AM
des fois j'entends les battements de mon coeur dans mon oreille et ça résonne comme des pas dans la neige

  • Listening to: Goldrapp - Seventh Tree
  • Reading: N. Gaiman - Sandman
  • Eating: Breath

.le monstre à 6 pattes

Thu Oct 8, 2009, 9:42 AM
Je suis bien là seule avec moi-même et une odeur de biscuit sur l’epiderme des bras des jambes du cou partout qu’est-c e qu’on est bien quand même il faudrait pas que ça passe enfin pas trop vite c’est déjà ça juste le temps d’apprécier et oui tiens je vais aller bouquiner pour prolonger le cocon sous le duvet des draps chauds la bouillotte coincée entre les jambes poussez madame encore un effort oui je vois la tête et les antennes oui oui c’est ça poussez poussez encore une patte et puis deux quatre six félicitations madame c’est une charmante petite coccinelle que voilà vous pouvez être fière et faire un vœu avant qu’elle ne s’envole d’entre vos bras parce que nos enfants ne nous appartiennent pas madame on ne les fait pas égoïstement pour soi un double d’égoïsme tout juste bon à ne pas ressembler au monde entier de l’autre côté de votre nez vous savez beaucoup de gens pensent qu’avoir un enfant c’est d’abord la chance de réaliser tout ce qui nous manque mais en réalité nos enfants ne nous ressemblent pas tellement plus évolués avec leur musique sans fil collée au plafond du télephone mais le jour oui le jour où il faut couper le cordon c’est là le véritable accouchement le premier n’était qu’un essai une magouille entendue entre le sage et sa patiente l’enfant n’a pas son mot à dire sur cette venue au monde précipitée enfin précipitée j’ai entendu dire que certains passent leur vie sans jamais venir au monde parce qu’on ne leur a pas appris à crier assez fort pour brasser autre chose que l’air de la salle d’opération qui s’emplit d’un souffle nouveau parmi la buée des larmes qui s’évaporent la bouche collée contre le sein maternel à téter le trop plein des jours à n’en plus finir et quelle ironie on a beau vieillir on finit toujours par revenir à notre point de depart un petit vieux bébé dont le cordon raccourcit et nous ramène progressivement vers la terre nourricière le sein maternel de boue originelle dont nous sommes nourris jusqu’après notre mort on est bien là seul avec soi-même et cette odeur de pluie sur l’epiderme qui n’en finit pas de couler dégouliner de vers dégoutants mais tellement plus vivants que notre chair chère patrie la terre qui nous tourne la tête la première vers tout ce qu’on ne sait pas alors on avance on roule nos misères et splendeurs d’une courtisane jamais assouvie la vie on en redemande encore hier à la télé il y avait ce débat entre gens importants sur la longévité croissante d’une science en déroute vous vivrez qu’ils disaient les importants au moins jusqu’à cent cinquante ans et les yeux bleus s’il vous plait et sans cancer cela va de soie le coccon coccinelle s’en défend « encore une chaine d’ignorants importants qui parlent de prolonger sans intensifier et pour quels effets s’il vous plaît » il ne me plaît pas à moi une population toujours grandissante de petits vieux bébés incapables de se souvenir si leur enfant à eux s’appelle Jacques ou Raymonde et quels effets encore une couche pleine à craquer notre univers est extensible mais l’atmosphère lui est bien visible quand tu vas sur Paris et que tu lèves la tête mes jambes si vous saviez quelle fumée on en crèverait sans Tour Eiffel pour supporter le poids des nuages qui nous écrase le sein maternel la terre nourricière la boue de nos ancêtres qui nous martèlent les pieds du rythme quotidien d’un horizon qui s’échappe et qu’on ne saurait atteindre ailleurs que dans tes rêves et sur ma peau la vie est bien réelle ça sent le biscuit cuit mais l’oiseau tout là-haut nous regarde d’en bas un pied dans la terre en équilibre sur le fossé on penche comme un vieil arbre tout prêt à s’effondrer des fois qu’on ouragan nous libère du poids des racines et nous mène en bateau par delà la mer mes paumes de main à peine échouées sur le rivage d’une île à l’epiderme de sable fin je crois oui je crois que je vais m’y oublier en Robinson le naufragé ne venez pas me chercher je suis bien là seule avec moi-même et cette odeur de biscuit cuit la coccinelle est déjà loin à peine une pensée de toi.

________________________________________ __

"La coccinelle est un insecte, un coléoptère de la famille des coccinellidés.
Par sa forme et ses couleurs attrayantes, elle est l'un des rares insectes à attirer la sympathie de l'homme.
La coccinelle est un petit prédateur.
Elles sont le plus souvent de couleurs vives, tâchées de noir sur fond rouge ou jaune, pour mettre en garde contre leur goût désagréable.

[...]

La coccinelle est une prédatrice efficace, fortement utilisée par l'homme pour protéger ses cultures.
Cet "insecticide à 6 pattes" possède un appétit pantagruélique.
L'adulte peut ingérer jusqu'à 100 pucerons par jour, la larve de dernier stade est encore plus vorace, pouvant ingérer jusqu'à 150 pucerons par jour (chiffre variable suivant la taille des pucerons et les conditions environnantes).
La coccinelle (larve ou adulte) perfore sa proie (morsure) et y injecte de la salive chargée de suc digestif. Après quelques instants, il ne lui reste plus qu'à aspirer le contenu prédigéré de sa proie, n'en laissant subsister que la cuticule (c'est-à dire la peau). "

(Sources: [link] )

  • Listening to: Devendra Banhart
  • Reading: Ronsard
  • Watching: you
  • Eating: Confiture de rhubarbe
  • Drinking: Café (..."what else?")

tsunami ou l'effet papillon

Tue Oct 6, 2009, 1:10 PM
extraits.

"Mais quelquefois un vent espiègle de printemps
Ou le choc de deux mots au hasard dans un livre
Ou le sourire de quelqu'un m'entraîne
Dans une vie qui n'existe pas."



"(...)Voyager, voir, penser,
Se souvenir, entrer
Dans un nouvel amour comme dans un miroir
Avec le vague sentiment d'être infidèle, (...)"



(A.Akhmatova, "Elégies du Nord")

  • Listening to: Otis Taylor
  • Reading: Anna Akhmatova

Journal History

Site Map