Je suis bien là seule avec moi-même et une odeur de biscuit sur lepiderme des bras des jambes du cou partout quest-c e quon est bien quand même il faudrait pas que ça passe enfin pas trop vite cest déjà ça juste le temps dapprécier et oui tiens je vais aller bouquiner pour prolonger le cocon sous le duvet des draps chauds la bouillotte coincée entre les jambes poussez madame encore un effort oui je vois la tête et les antennes oui oui cest ça poussez poussez encore une patte et puis deux quatre six félicitations madame cest une charmante petite coccinelle que voilà vous pouvez être fière et faire un vu avant quelle ne senvole dentre vos bras parce que nos enfants ne nous appartiennent pas madame on ne les fait pas égoïstement pour soi un double dégoïsme tout juste bon à ne pas ressembler au monde entier de lautre côté de votre nez vous savez beaucoup de gens pensent quavoir un enfant cest dabord la chance de réaliser tout ce qui nous manque mais en réalité nos enfants ne nous ressemblent pas tellement plus évolués avec leur musique sans fil collée au plafond du télephone mais le jour oui le jour où il faut couper le cordon cest là le véritable accouchement le premier nétait quun essai une magouille entendue entre le sage et sa patiente lenfant na pas son mot à dire sur cette venue au monde précipitée enfin précipitée jai entendu dire que certains passent leur vie sans jamais venir au monde parce quon ne leur a pas appris à crier assez fort pour brasser autre chose que lair de la salle dopération qui semplit dun souffle nouveau parmi la buée des larmes qui sévaporent la bouche collée contre le sein maternel à téter le trop plein des jours à nen plus finir et quelle ironie on a beau vieillir on finit toujours par revenir à notre point de depart un petit vieux bébé dont le cordon raccourcit et nous ramène progressivement vers la terre nourricière le sein maternel de boue originelle dont nous sommes nourris jusquaprès notre mort on est bien là seul avec soi-même et cette odeur de pluie sur lepiderme qui nen finit pas de couler dégouliner de vers dégoutants mais tellement plus vivants que notre chair chère patrie la terre qui nous tourne la tête la première vers tout ce quon ne sait pas alors on avance on roule nos misères et splendeurs dune courtisane jamais assouvie la vie on en redemande encore hier à la télé il y avait ce débat entre gens importants sur la longévité croissante dune science en déroute vous vivrez quils disaient les importants au moins jusquà cent cinquante ans et les yeux bleus sil vous plait et sans cancer cela va de soie le coccon coccinelle sen défend « encore une chaine dignorants importants qui parlent de prolonger sans intensifier et pour quels effets sil vous plaît » il ne me plaît pas à moi une population toujours grandissante de petits vieux bébés incapables de se souvenir si leur enfant à eux sappelle Jacques ou Raymonde et quels effets encore une couche pleine à craquer notre univers est extensible mais latmosphère lui est bien visible quand tu vas sur Paris et que tu lèves la tête mes jambes si vous saviez quelle fumée on en crèverait sans Tour Eiffel pour supporter le poids des nuages qui nous écrase le sein maternel la terre nourricière la boue de nos ancêtres qui nous martèlent les pieds du rythme quotidien dun horizon qui séchappe et quon ne saurait atteindre ailleurs que dans tes rêves et sur ma peau la vie est bien réelle ça sent le biscuit cuit mais loiseau tout là-haut nous regarde den bas un pied dans la terre en équilibre sur le fossé on penche comme un vieil arbre tout prêt à seffondrer des fois quon ouragan nous libère du poids des racines et nous mène en bateau par delà la mer mes paumes de main à peine échouées sur le rivage dune île à lepiderme de sable fin je crois oui je crois que je vais my oublier en Robinson le naufragé ne venez pas me chercher je suis bien là seule avec moi-même et cette odeur de biscuit cuit la coccinelle est déjà loin à peine une pensée de toi.
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"La coccinelle est un insecte, un coléoptère de la famille des coccinellidés.
Par sa forme et ses couleurs attrayantes, elle est l'un des rares insectes à attirer la sympathie de l'homme.
La coccinelle est un petit prédateur.
Elles sont le plus souvent de couleurs vives, tâchées de noir sur fond rouge ou jaune, pour mettre en garde contre leur goût désagréable.
[...]
La coccinelle est une prédatrice efficace, fortement utilisée par l'homme pour protéger ses cultures.
Cet "insecticide à 6 pattes" possède un appétit pantagruélique.
L'adulte peut ingérer jusqu'à 100 pucerons par jour, la larve de dernier stade est encore plus vorace, pouvant ingérer jusqu'à 150 pucerons par jour (chiffre variable suivant la taille des pucerons et les conditions environnantes).
La coccinelle (larve ou adulte) perfore sa proie (morsure) et y injecte de la salive chargée de suc digestif. Après quelques instants, il ne lui reste plus qu'à aspirer le contenu prédigéré de sa proie, n'en laissant subsister que la cuticule (c'est-à dire la peau). "
(Sources:
[link] )